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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 15:41

Déclaration du Comité Directeur lors de l'Assemblée Générale de Brazzaville du 22 avril 2012
Mathias DZON
UNION PATRIOTIQUE POUR Liberté * Solidarité * Justice
LE RENOUVEAU NATIONAL *********
(UPRN)
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COMITE DIRECTEUR
***************

Assemblée Générale de la Fédération UPRN de Brazzaville

Déclaration du Comité Directeur

Camarades et chers amis,

Le Comité Directeur salue tous les participants à cette Assemblée Générale de la Fédération de Brazzaville de notre parti, convoquée pour faire le point sur la vie et les activités du parti à Brazzaville, mais aussi pour présenter aux militants, nos candidats aux élections législatives de juillet 2012, dans les circonscriptions de Brazzaville.

La vie et les activités de notre Fédération, chaque Comité d’arrondissement nous en fera l’économie tout à l’heure. Nous souhaitons que nos échanges sur cette question vitale soient fructueux. A ce sujet, des directives existent, notamment celles contenues dans le guide du militant et celles véhiculées par les différentes lettres circulaires. En nous organisant de manière intelligente et en appliquant avec rigueur les différentes directives du Comité Directeur, nous impulserons à n’en point douter, un nouveau dynamisme à la vie du parti et élèverons le niveau de mobilisation dans tous les arrondissements de Brazzaville. Nous devons plus que jamais nous y employer avec force et détermination pour élargir davantage la base du parti et lui conférer une plus grande implantation et une plus grande visibilité à Brazzaville.

Militants de Brazzaville, voilà ce à quoi le Comité Directeur vous invite. Nous avons le devoir de faire de l’UPRN, qui est l’instrument de notre lutte en vue de la conquête du pouvoir d’Etat, un des plus grands partis de notre pays. Dans cette perspective, nos activités doivent être régulières et notre mobilisation constante, pour impulser un dynamisme toujours plus grand à notre parti, l’un des maillons incontournables pour la construction et l’élargissement d’une démocratie effective au Congo.

L’URPN a décidé de participer aux prochaines élections législatives. Les obstacles dressés par le pouvoir aux fins de nous décourager, ne nous détourneront pas de ce choix. Comme vous le savez déjà, nous allons aux élections législatives de 2012, dans le cadre de notre groupement politique, l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD). Sur proposition des Comités UPRN des arrondissements de Brazzaville, notre parti présentera des candidats dans neuf circonscriptions électorales à Brazzaville. Notre ambition est d’en faire des élus à l’Assemblée Nationale où ils seront de farouches défenseurs de la cause du peuple et des idéaux démocratiques.

Au sein du Front des Partis de l’opposition Congolaise (FPOC) et de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), nous continuons et continuerons de nous battre pour que le système électoral frauduleux mis en place par le pouvoir, soit définitivement abandonné et qu’à la faveur d’un vrai dialogue politique pouvoir/opposition, soient mises en place des conditions déterminantes d’élections libres, transparentes, justes et équitables. Ces conditions sont notamment :
1- l’adoption d’une loi électorale impartiale qui garantit la transparence de toutes les opérations pré-électorales et électorales, la liberté de mouvement et la sécurité de tous les candidats ;

2- la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante et paritaire ;

3- la définition consensuelle d’un corps électoral fiable au moyen d’un recensement administratif spécial, organisé d’accord parties ;

4- la réalisation d’un découpage électoral assis sur des standards internationaux ;

5- la proclamation des résultats sur site et leur publication au fur et à mesure sur internet, circonscription par circonscription.

Aujourd’hui, ces conditions ne sont pas remplies. En refusant avec obstination la mise en place des conditions d’élections transparentes et équitables, le pouvoir espère que l’opposition dira comme elle l’a fait en 2007 et 2008 qu’elle n’ira pas aux élections législatives de 2012. Erreur. Nous le répéterons haut et fort, nous irons aux élections législatives. Ce choix requiert de nous, de définir une stratégie intelligente et imparable. La commission électorale de l’ARD apportera tout son savoir-faire dans ce sens.

Chers amis, chers militants UPRN de Brazzaville,

Les sujets que nous avons abordés à grands traits constituent la base des échanges de ce jour. Les débats sur ces sujets seront libres et ouverts. Le Comité Directeur attend de vous des contributions de qualité et de haut niveau. Si la vie du parti et les élections législatives à Brazzaville constituent l’ossature thématique de notre rencontre, nous ne pouvons cependant pas oublier que l’Assemblée Générale de Brazzaville se tient un mois après les tragiques évènements du 04 mars 2012, au cours desquels, des centaines de Congolais ont été arrachés à l’affection de leurs familles, des quartiers entiers ont été rasés, des milliers de Congolais ont perdu leur toit. Notre parti a compati et continue de compatir à la douleur des familles éplorées, victimes innocentes de cette tragédie.

Pour marquer une fois de plus notre compassion, notre douleur et notre solidarité, nous vous demandons de bien vouloir vous lever, pour observer une minute de silence, en mémoire de ces nombreux Congolais disparus, surpris dans leur quiétude, simplement parce qu’ils avaient choisi d’habiter les quartiers, Ouenzé, DRAGAGE, Mpila, Yoro, Kanga-Mbanzi, Talangaï. 

A la suite de la catastrophe du 04 mars, les Congolais posent et se posent des questions. Pourquoi donc cela ? La réponse nous la connaissons : des armes et des munitions dangereuses ont été entreposées à proximité des quartiers d’habitation ; leur explosion a engendré une hécatombe. Après cette tragédie sans précédent dans l’histoire de notre pays, notre parti s’est abstenu, pendant plus d’un mois, de toute prise de position de nature polémique, cela par respect de la douleur des familles éprouvées. 

Aujourd’hui, le temps du questionnement est venu. Les Congolais veulent savoir ce qui s’est réellement passé. Ils attendent la vérité sans addition étrangère sur les causes et les responsabilités collectives et individuelles. Au moment où nous tenons cette Assemblée Générale, quelques constats méritent d’être faits : 
1- la gestion de l’après-catastrophe est approximative et pose problème. Les sinistrés hébergés dans les sites se plaignent chaque jour de leurs mauvaises conditions de vie ; la gestion de l’allocation d’urgence soulève beaucoup de contestions et donne lieu à de nombreuses manifestations de rue ; la prise en charge médicale des blessés se heurte à de graves difficultés ; les modalités d’indemnisation des morts, des blessés, des familles ayant perdu leurs habitations ne sont pas clairement définies. Le collectif budgétaire adopté récemment par le Parlement a été réalisé dans la précipitation et sans études préalables. Il contient des évaluations financières qui ne reposent sur aucune donnée fiable. Face à ces dysfonctionnements, il apparait plus que jamais nécessaire de mettre en place une meilleure politique de la gestion des conséquences de la tragédie de Mpila.

2- l’enquête ouverte par le pouvoir et destinée à faire éclater la vérité sur les causes de la catastrophe ne semble pas se dérouler selon les règles de l’art. La recherche des boucs-émissaires semble primer sur la recherche des vrais coupables. Des stratégies de diversion semblent avoir été mises en œuvre. Il faut au plus vite recadrer l’enquête, en réorientant les investigations vers les principaux responsables et les agents des services chargés de la gestion des armes et munitions qui ont explosé le 04 mars, ainsi que vers les ministres en charge des questions de défense et sécurité et les principaux responsables des services de renseignement. 

Dans cette direction, il importe d’élargir la composition de la commission d’enquête aux experts internationaux et aux organisations congolaises de défense des droits de l’homme. De même, nos magistrats, sous la conduite d’un procureur expérimenté, devraient voir leurs compétences sollicitées dans l’enquête. Cette alliance de l’expertise technique et du droit, mettra le pays à l’abri des dérapages que l’on observe aujourd’hui dans la conduite de l’enquête (établissement de listes fantaisistes des suspects, interpellations sélectives, arrestations arbitraires, violation de la durée de la garde à vue, écoutes téléphoniques systématiques des citoyens, enlèvements de citoyens opérés par des agents de sécurité déguisés en chauffeurs de taxi, etc). 


Camarades, Chers amis, 

Les élections législatives de 2012 représentent un enjeu politique majeur pour notre parti et pour l’ARD. Faut-il le rappeler ? L’un des caractères fondamentaux d’une République est l’éligibilité. En effet, l’élection constitue le mode le plus légitime de désignation des dirigeants dans une République. Elle suppose une liberté de choix, symbolisée par la multiplicité des candidatures, un corps électoral fiable, une loi électorale impartiale, une commission électorale non partisane, l’égalité de traitement entre les compétiteurs, car, l’égalité est la clé de voûte des valeurs républicaines.

Soucieux de préserver la paix civile encore fragile dans notre pays, le Comité Directeur rappelle au pouvoir que dans un passé récent, des élections mal organisées ont plongé notre pays dans des guerres civiles meurtrières. Dans le dessein d’éviter au peuple congolais déjà meurtri par la tragédie de Mpila, le retour de nouveaux drames engendrés par des élections frauduleuses, le Comité Directeur invite le pouvoir à faire preuve d’oubli de soi et à accepter, de définir avec la vraie opposition, les conditions pour aller aux élections dans la paix. Le peuple congolais a trop pâti des bêtises de sa classe politique. Il est urgent de tirer les leçons du passé et mettre définitivement un terme au cycle infernal de violences inutiles dont les victimes sont toujours les Congolais les plus démunis.

L’UPRN considère que l’extrême gravité de la tragédie de Mpila requiert du Parlement, réuni en Congrès, une initiative forte visant à proposer au Chef de l’Etat, la convocation d’un dialogue politique, rassemblant toutes les forces vives de la Nation, pour construire aujourd’hui et projeter demain dans la paix. 



Fait à Brazzaville, le 22 avril 2012



Le Comité Directeur

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Published by DZON MATHIAS
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mpouavouli issala 24/05/2012 15:42


                                 
Monsieur le Président


 Je vous connaitre ce reve que j'ai eu au cours de cette nuit du 23 au 24 mai 2012.


On était entrain de batir une maison à un niveau pour  vous.Cette maison avait déjà sa première dalle car elle à niveau , on érigeait les murs qui n'étaient pas encore au niveau du chainage.
Mais elle avait la particularité d'etre batie à coté d'une Eglise.


 je ne suis pas un charlatan.J'ai 55 ans et suis cadre de l'administration et  surtout petit fils d'un ancien chef de terre auprès duquel j'ai vecu. Ne boudez rien .Participez aux
futures échéances meme sans sans moyens financiers.


Sil vous plait.


QUE DIEU VOUS GARDE ET VOUS BENISSE.


 

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  • DZON MATHIAS
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN

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