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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:13

Message des voeux à la presse
DZON Mathias
ALLIANCE POUR LA REPUBLIQUE
ET LA DEMOCRATIE (A.R.D)
1884, Rue Mouléké bis, Ouenzé
Brazzaville,
République du Congo Justice-Démocratie-Paix.
***********
Les vœux du président de l’ARD à la presse.



Distingués invités,
Mesdames, messieurs,


Comme le dit un adage populaire, « mieux vaut tard que jamais ». En effet, absent du Congo depuis un peu plus d’un mois, je n’ai pas pu comme je le souhaitais, vous présenter plus tôt, les vœux de nouvel an de notre groupement politique, l’Alliance pour la République et la Démocratie. Aujourd’hui, je viens devant vous m’acquitter de ce devoir. Ainsi, au nom de la Conférence des présidents de l’ARD et en mon nom personnel, je forme pour vous-même et pour vos familles respectives, des vœux de santé, de longévité et de bonheur pour la nouvelle année. Que 2012 soit pour chacun de vous, une année de réussite personnelle, de promotion professionnelle et de mieux-être général.


Distingués invités,
Mesdames, messieurs,


Je vais énoncer une vérité d’évidence en rappelant que dans les sociétés démocratiques, la presse représente le quatrième pouvoir après les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Dans ces sociétés, parce qu’elle est libre et responsable, la presse fournit à ses destinataires une information équilibrée, vérifiée et recoupée et donc relativement objective. Elle ne se complait pas à être un pâle instrument de propagande du pouvoir politique, d’un parti ou d’un groupement de partis. Elle diffuse les opinions de toutes les sensibilités politiques. Bref, elle exerce son office conformément à la déontologie professionnelle du métier de journalisme. De ce fait, elle suscite le respect et la crainte des acteurs politiques dont elle peut faire et défaire les carrières.
A l’inverse de cette tendance, au Congo, je note l’émergence d’un certain esprit partisan. Certains organes de presse se complaisent très souvent à célébrer le culte de la personnalité des responsables politiques et à servir d’instrument de propagande nauséabonde du pouvoir.


Une telle conception du journalisme est contraire à la déontologie de ce métier qui exige l’autonomie de pensée, le respect de la diversité des opinions, la rigueur intellectuelle, le professionnalisme. En cette année nouvelle, je vous exhorte à ne pas avoir peur d’exercer pleinement votre beau métier, à rompre avec les habitudes médiévales héritées du monopartisme, à faire preuve d’esprit d’équité, d’ouverture, d’objectivité et de profondeur d’analyse. A ces conditions, vous jouerez comme il se doit votre rôle d’éclaireurs du peuple et d’éveilleurs des consciences. Le monde est entré dans la civilisation de la démocratie, de la tolérance, du droit à la différence et du respect de l’autre. Ne l’oubliez pas : la Conférence Nationale Souveraine avait aboli le monopartisme et restauré le pluralisme politique. L’expression de la différence est pour un pays une richesse. Ne marchez pas à contre-courant de l’histoire. En démoc ratie, le pouvoir et l’opposition sont un binôme inespérable. Inspirez-vous des bonnes pratiques d’ailleurs.


Distingués invités,
Mesdames, messieurs,


L’année 2011 a été une très mauvaise année pour le Congo et pour le peuple congolais. Pourtant, le président de la République avait annoncé dans son message de fin de l’année 2010, que la nouvelle année apporterait à chacun de nous, des améliorations substantielles dans son vécu quotidien. Il avait même indiqué qu’elle serait placée sous le signe du social. Il n’en fut malheureusement rien.
Sur le plan politique, 2011 a été marquée par des violations permanentes de la Constitution, des lois et règlements de la République, les atteintes graves aux libertés fondamentales, aux droits humains, à la sécurité et à l’intégrité physique des Congolais en général, des militants de la vraie opposition et des défenseurs des droits de l’homme en particulier. En témoignent entre autres :


1- La violation de l’article 98 relatif au vagabondage politique :
Nous l’avons dit, mais nous ne le répéterons jamais assez. En violation de l’article 98 de la Constitution du 20 janvier 2002, qui dispose que tout député ou tout sénateur élu sous la bannière d’un parti ou d’un groupement de partis et qui démissionne de ce parti ou de ce groupement de partis, perd automatiquement son mandat de député ou de sénateur, plusieurs parlementaires qui ont, soit individuellement, soit collectivement abandonné leurs partis mandants et intégré le Parti congolais du travail (PCT), continuent de siéger en toute impunité au parlement, et cela, comme députés ou sénateurs du PCT, sous l’œil et à la barbe de la Cour constitutionnelle qui a déclaré irrecevable la requête en annulation du mandat de ces parlementaires coupables de vagabondage politique, requête que j’ai introduite auprès d’elle. Cet épisode montre, si besoin en était, que nous sommes dans un Etat de non-droit. Dans le même ordre d’idées, au 6e Congrès du PCT, le président de la République a été élu président du Comité central. Aujourd’hui, contrairement aux dispositions de l’article 72 de la Constitution, il exerce concomitamment ses fonctions de président de la République et celles de président du Comité Central du PCT. Il doit choisir entre d’une part, être président de la République, Chef de l’Etat congolais, et d’autre part, président du Comité Central du PCT, sous peine d’être traduit devant la Haute Cour de justice.


2- La violation des droits de l’opposition et des défenseurs des droits de l’homme.
Alors que la Constitution du 20 janvier 2002 reconnait à chaque Congolais des droits civils et politiques, le gouvernement s’est employé tout au long de l’année 2011, à violer systématiquement les droits des partis de la vraie opposition et de ses militants, à travers, notamment :
2.1 : le refus de leur délivrer (et cela depuis 2 ans), le nouveau récépissé de reconnaissance, en même temps qu’il exige que pour prétendre exercer des activités politiques, tout parti doit justifier de ce récépissé. Il s’agit purement et simplement d’une manœuvre visant à empêcher astucieusement les partis de la vraie opposition d’exercer librement leurs activités ;
2.2 : le refus d’accorder aux partis de la vraie opposition les espaces publics de réunion (mairie centrale de Brazzaville, mairies d’arrondissement, esplanade du stade Alphonse Massamaba-Debat, esplanade de la télévision congolaise, palais du parlement, etc) ;
2.3 : l’interdiction illégale des réunions publiques des partis de la vraie opposition (Front à Talangaï, Ouenzé, Poto-poto, Moungali ; ARD au palais du parlement ; collectif des jeunes indignés, à l’esplanade du stade Alphonse Massamba-Débat et à l’esplanade de la télévision) ;
2.4 : les invitations sélectives à participer à la rencontre d’Ewo (sur les 171 partis politiques immatriculés au ministère de l’intérieur et régulièrement reconnus, seuls 40 ont été invités à Ewo, tout en prétendant que tout le monde était à Ewo, sauf 2 ou 3 partis) ;
2.5 : les atteintes graves à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité physique des responsables et militants de la vraie opposition à travers :
2.5.1 : le montage de toutes pièces de complots imaginaires (le dernier en date est l’enlèvement par des hommes en armes et sans uniforme et sa garde à vue à la DST de Brazzaville, de l’aide de camp de Mathias DZON, président de l’ARD, faussement accusé de détention d’armes de guerre) ;
2.5.2 : l’agression barbare dans la rue par des nervis du pouvoir de monsieur Paul-Marie MPOUELE, président du Rassemblement des jeunes républicains (RJP), parti membre de l’ARD et président du « collectif des jeunes indignés » ;
2.5.3 : les interpellations à la DST de responsables de l’opposition (Clément MIERASSA, Paul-Marie MPOUELE) ; les filatures policières, les écoutes téléphoniques, les menaces de mort, la mise en place de plans d’enlèvement de certains responsables de la vraie opposition ;
2.5.4 : les arrestations arbitraires des défenseurs des droits de l’homme (cas de Emmanuel Ongouala, président de l’association nationale des gardiens de la paix (ANGP), interpellé le mardi 26 janvier 2010 et séquestré au commissariat central de Brazzaville de 13h30 à 19h45 sous le motif de « détention des informations réputées secrètes concernant les noms, le nombre et les dates d’incarcération des prévenus ».


3- les violations de la durée légale de garde à vue dans les commissariats de police de Brazzaville.
Contrairement aux articles 47 et 48 du code de procédure pénal qui fixent la durée légale de garde à vue à 2 ou 3 jours, de nombreuses personnes incarcérées dans les commissariats de police de Brazzaville au titre d’enquête préliminaire, y séjournent illégalement pendant plusieurs mois et y subissent des traitements inhumains et dégradants.


4- la suspension abusive de certains organes de presse non aux ordres (la Voix du peuple, Talassa, Télé Forum).
Sur le plan social et économique, le pouvoir s’est tristement illustré par des effets d’annonce, des promesses démagogiques et un mépris hautain pour les problèmes des populations. Dans ses vœux à la Nation pour l’année 2012, le président de la République a annoncé que l’offre de santé et d’électricité constituerait l’une des priorités de l’action du gouvernement en 2012. S’agissant de l’offre de santé, rappelons-nous le slogan : « santé pour tous d’ici à l’an 2000 » lancé en 1982. Aujourd’hui, 29 ans après le lancement de ce slogan, l’offre de service de santé s’est considérablement dégradée. Sur toute l’étendue du territoire national, les formations sanitaires manquent cruellement de personnels qualifiés, de plateaux techniques modernes, des médicaments essentiels. Le Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHU), conçu pour être un pôle d’excellence sanitaire, manque jusqu’aux réactifs pour faire des examens médicaux. Par ailleurs, la présence dans les villes de nombreuses décharges sauvages et des immondices, favorise la prolifération des mouches, des moustiques et des rongeurs, vecteurs de maladies.


L’approvisionnement en eau potable demeure un véritable casse-tête chinois. Or, l’eau c’est la vie. Dans les campagnes, les populations continuent de boire de l’eau souillée des puits, des pluies et des marigots. En ville, les eaux usées des ménages sont jetées dans les cours des habitations et les rues ; celles provenant des hôpitaux, des hôtels et des brasseries, chargées de polluants chimiques et organiques sont évacuées dans des exutoires naturels sans traitement préalable. Dans les marchés, des nuées de mouches se posent sur des vivres destinées à la consommation. Dans les villages, les populations défèquent derrière les cases. Autant d’éléments qui génèrent la prolifération des micro-organismes, vecteurs de diverses pathologies.
S’agissant de l’électricité, au-delà du battage médiatique fait autour de la nouvelle centrale à gaz de Pointe-Noire et du barrage d’Imboulou, l’électricité continue toujours d’être un bien inaccessible à l’écrasante majorité des foyers dans les villes (73%) et dans les campagnes (95%). Ainsi, plusieurs foyers ont passé les fêtes de fin d’année dans l’obscurité et ne peuvent pas aujourd’hui suivre les matches de la Coupe africaine de foot-ball (CAN), en raison des délestages chroniques d’électricité. A Brazzaville, le pouvoir qui avait annoncé avec beaucoup de solennité et de publicité que la construction de la centrale thermique de Mpila allait améliorer de manière significative l’alimentation de la capitale en électricité, ne souffle plus le moindre mot sur le sujet. Qu’est donc devenue la centrale thermique de Mpila dont on nous rabattait les oreilles ?


En matière d’emploi, pour masquer l’absence de politique, le pouvoir se moque des Congolais en organisant des prétendues foires de l’emploi. Pendant ce temps, aucune mesure visible n’est prise pour concrétiser les promesses d’industrialisation et de diversification de l’économie. En matière agricole, à l’exception des deux Kolkhoze de Nkouo et d’Ivoumba, ainsi que la réhabilitation de quelques pistes agricoles, l’agriculture congolaise demeure une agriculture archaïque et rudimentaire : 2% seulement de la superficie cultivable sont exploités ; la production est très faible et couvre moins de 30% des besoins alimentaires du pays. Elle repose essentiellement sur les petites exploitations d’autosubsistance. L’offre en produits animaux sur le marché national provient en majorité des importations qui représentent plus de 75%. Cette proportion est de 100% pour les produits laitiers.
Dans le domaine industriel, les activités se réduisent à quelques produits : pétrole ; bois, minerais, sucre, boisson. Malgré l’importance des investissements du secteur privé expatrié dans l’exploitation pétrolière, les effets d’entraînement sur les autres secteurs sont nuls. Pour espérer créer des emplois, il faut, d’une part, réaliser des investissements fondateurs d’un bon tissu économique dans les créneaux porteurs, d’autre part, créer un cadre institutionnel incitatif à l’investissement privé pour accroitre le potentiel d’attractivité des investisseurs étrangers. Or, tel n’est pas le choix fait par le pouvoir. Le bruit orchestré autour de la diversification de l’économie et de l’industrialisation n’est rien d’autre que des effets d’annonce, des coups de bluff.


S’agissant du pouvoir d’achat, le président de la République a décidé de porter le smig de 64.000 à 70.000 FCfa. Avec un budget pour 2012 de 3600 milliards de Fcfa et un excédent budgétaire de 1000 milliards de Fcfa, une augmentation du smig de l’ordre de 6000 Fcfa est franchement ridicule, au regard du coût très élevé de la vie. En effet, aujourd’hui, les prix des aliments de base ont flambé : le Kg de viande sans os est passé de 2500 F à 4000F, celui de viande avec os est passé de 2000 F à 3500 Fcfa. Le sac de foufou (farine de manioc) est passé en quelques mois de 20.000 F à 45.000 Fcfa ; le manioc d’Ivoumba est passé de 250 F à 1300 Fcfa, le yaka (gros manioc) de Kinkala et de Boko est passé de 1000F à 2000 Fcfa. Dans ce contexte, pour les ménages modestes, faire le marché devient une gageure.
En réponse à une question sur les excédents budgétaires, monsieur Bienvenu OKIEMY, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement a déclaré sur les antennes de RFI, que « les excédents budgétaires sont logés dans un compte pour les générations futures ». Je saisis cette opportunité pour demander à monsieur Gilbert ONDONGO, ministre de l’Economie et des Finances, de dire au peuple congolais, dans quels comptes, dans quelles banques et dans quels pays, ces excédents sont-ils logés depuis 2003, car ils ne sont, ni au Trésor public congolais, ni à la BEAC, ni dans aucune autre banque installée au Congo. Aujourd’hui, 70% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ils n’ont pas les moyens de manger à leur faim, de se soigner quand ils sont malades, de se loger décemment, de subvenir aux besoins d’éducation de leurs enfants, d’avoir de l’eau potable, etc. Comment dans ces conditions le gouvernement peut-il prétendre garder de l’argent pour de génération future ? Quel sadisme !


Dans son discours de fin de l’année 2011, le président de la République a cherché à apparaître comme un homme neuf, alors qu’il est au pouvoir depuis 27 ans. Pourquoi n’a-t-il pas fait au cours de ces 27 ans, ce qu’il prétend faire aujourd’hui, alors que depuis 2003, il en a les moyens ? Comme à son habitude, il est resté dans l’autosatisfaction, l’incantation, les effets d’annonce, les coups de bluff. Il a pratiqué comme d’habitude la politique de l’Autruche. Les 70% des Congolais qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, les jeunes qui connaissent un chômage massif, les diplômés sans emplois qui attendent désespérément un emploi depuis plusieurs années, ne croient pas aux promesses démagogiques du président de la République sur l’industrialisation et le renforcement de la politique d’appui à l’activité agro-pastorale. Ils n’ont pas oublié les tristement célèbres slogans : « agriculture priorité des priorités », « autosuffisance alimentaire », « santé pour tous d’ici à l’an 2000 », « industrie industrialisante », « vivre durement aujourd’hui, pour mieux vivre demain », « il ne faut pas que pendant qu’on serre la ceinture ici parce qu’on a faim, on la desserre là-bas, parce qu’on a trop mangé ». La gouvernance du président Denis Sassou Nguesso est marquée par un divorce permanent entre les mots et la réalité, entre les discours et les actes. Denis Sassou Nguesso promet beaucoup. En théorie, il tient un discours généreux, entretient l’espoir, mais dans la pratique, il réalise très peu de ce qu’il dit et très souvent, il fait le contraire de ce qu’il déclare dans ses discours.
Avec mille fois plus de moyens financiers que ses prédécesseurs, le président Denis Sassou Nguesso a fait moins qu’eux. Il aurait dû utiliser la manne pétrolière pour jeter les bases d’une économie diversifiée créatrice de richesses et d’emplois. Après 27 ans de pouvoir du président Denis Sassou Nguesso, le constat est amer. Depuis l’indépendance, jamais le Congo n’a engrangé autant d’argent que de 2003 à ce jour. De mémoire de Congolais, jamais un président n’a fait autant de promesses de bonheur aux Congolais et décliné autant de slogans enchanteurs. Jamais aucun autre président n’a fait rêver les Congolais comme Denis Sassou nguesso. Au final, le bilan est extraordinairement décevant.


Distingués invités,
Mesdames, messieurs,


Le Congo va mal. Le temps de l’alternance démocratique et pacifique dans notre pays est venu. Partout dans le monde, l’exigence démocratique est en marche. Au Congo, depuis les Etats généraux de l’opposition, cette exigence est au cœur du débat politique. Plus que jamais, les patriotes, les démocrates sincères doivent se rassembler et se mobiliser massivement pour ramener le pouvoir à la raison et exiger de lui qu’il mette en place les véritables conditions permissives d’élections libres, transparentes et équitables, au lieu qu’il tente de bloquer le processus démocratique au moyen de multiples artifices : tricherie électorale, manipulation de la Constitution, etc.
A cet égard, la rencontre d’Ewo n’a été qu’une supercherie. Elle est passée à côté des véritables enjeux des élections législatives de 2012, qui ont pour noms : (i) l’abrogation du cadre institutionnel et juridique en vigueur en matière d’élections au Congo, notamment la loi n°5-2007 du 25 mai 2007, modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°9-2001 du 10 décembre 2001, portant loi électorale ; (ii) l’adoption d’une nouvelle loi électorale instituant une Commission nationale d’organisation des élections (Conel), véritablement indépendante, dotée de la personnalité juridique, jouissant de l’autonomie financière et chargée de toutes les opérations préélectorales, du déroulement du scrutin, de la centralisation du traitement et de la publication des résultats ; (iii) la dissolution de la Conel actuelle, toute acquise au pouvoir et la mise en place d’une commission véritablement indépendante et paritaire d’or ganisation des élections ; (iv) l’annulation sans délai de l’opération de révision des listes électorales et la réalisation de façon paritaire d’un recensement administratif spécial pour déterminer un corps électoral transparent ; (v) la réalisation d’un nouveau découpage électoral fondé sur des critères objectifs.
Sur la base de ces positions de principe auxquelles elle est fortement attachée, l’ARD n’enverra de représentants, ni dans les commissions de révision des listes électorales, ni aux différents niveaux des structures de la Conel, dont elle a toujours demandé la dissolution. En revanche, parce qu’elle a décidé de participer aux élections législatives de 2012, aux élections locales de 2013 et à l’élection présidentielle de 2016, l’ARD appelle dès maintenant tous les Congolais en âge de voter, à s’inscrire massivement sur les listes électorales et à vérifier que leurs noms figurent effectivement sur ces listes.


Distingués invités,
Mesdames, messieurs,


En vous réitérant nos vœux de bonne et heureuse année 2012, nous souhaitons vivement qu’en cette année nouvelle, la presse congolaise devienne une presse véritablement équitable et débarrassée de tout esprit partisan, qu’elle couvre de façon équilibrée les activités de tous les partis politiques sans exclusive, qu’elle ne serve pas d’instrument de propagande du pouvoir et, surtout que la presse d’Etat n’oublie pas qu’elle est un patrimoine commun de tous les Congolais sans distinction d’appartenance politique, idéologique ou confessionnelle.

Distingués invités,
Mesdames, messieurs,

Bonne et heureuse année 2012

Fait à Brazzaville, le 31 janvier 2012

Pour la Conférence des présidents,

Mathias DZON

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  • DZON MATHIAS
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN

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