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A l'attention de Mr Dzon

Monsieur ,
 
1.A combien chiffrez vous l'ensemble de vos 100 propositions (mesures sociales,...,investissements), dans le contexte de la situation financière internationale?
2. Ne pensez vous pas qu'une bonne partie du peuple, pourrait vous associer au malaise généralisé que vous décrivez vous même; compte tenu des hautes fonctions que vous avez directement exercées  dans l'appareil d'état?
3. Envisager pour le Congo, un modèle de développement qui n'intègre massivement et au minimum, son environnement régional, n'occulte t-il pas certains champs d'analyse?

D'avance merci pour votre réponse.
                                            
                                       J.M.N

La question sur le coût de mes propositions est très intéressante. Parce qu'il ne suffit pas de faire un programme, il faut en assumer à la fois le coût et surtout la réalisation. Ce programme a été conçu pour couvrir toute la législature, c'est-à-dire tout le mandat que je me propose de diviser en trois tranches de temps si je suis élu.
 
Il y a les fameux cent premiers jours pour donner le signal fort du changement que nous voulons conduire et la rupture qui en résultera. La deuxième tranche est constituée par une période de deux ans pendant lesquelles une restructuration profonde va être engagée au triple plan économique, politique et social en même temps qu'il sera lancé la réforme de l'état, la réforme institutionnelle, la vraie décentralisation pour mieux organiser la gestion de nos régions.
 
La dernière tranche couvre une période de cinq ans. Elle connaîtra l'élargissement et la consolidation d'une vraie politique de reconstruction par la réalisation de projets porteurs, le but étant de créer les bases d'un développement durable adossé à une économie diversifiée, d'assurer la prospérité et le mieux être pour tous dans un pays unifié et réconcilié avec lui-même.
 
Ces trois tranches ont bien sûr chacune un coût. Une équipe d'experts est à pied d'œuvre pour le chiffrage, assurément chiffrage des mesures du pacte. Ce coût global sera publié avant l'élection elle-même.
 
Il va s'en dire mon expérience passée constitue un véritable atout. Au sortir de la guerre, j'ai effectivement essayé d'impulser la même démarche avec un premier programme de cent jours dit de retour à la vie. Il s'agissait de faire revivre les zones désertées en particulier Brazzaville en offrant un minimum de conditions de vie, les observateurs ont pu apprécier les résultats. Dans un deuxième temps avec un programme de deux ans dont l'objectif était de rétablir les bases d'une vie économique, financière et sociale, redémarrer l'école et reprendre les soins essentiels. Tout observateur en connaît les résultats, ce qui a permis de conclure un premier programme post conflit avec les institutions de Bretton Woods, puis un deuxième. La lecture PIPC (programme intérimaire post conflit) serait très intéressante dans ce sens.
 
Mais toute cette expérience m'a conduit à penser qu'il ne suffit pas de faire des programmes, il faut en avoir la maîtrise politique, autrement il ne servira à rien.
 
Voilà pourquoi j'ai décidé de m'engager moi même, car si les congolais, comme ils semblent le témoigner de prime abord, m'accordent leur confiance en juillet prochain, alors l'expérience, la compétence et la maîtrise politique se rencontreront pour répondre à l'attente des Congolais.
 
 
Le Congo que nous voulons tous meilleur, exige que chacun de nous prenne ses responsabilités, des engagements qu'il devra respecter. Cela implique également que chacun réponde de ses actes. Je suis candidat à la présidentielle et je sais que j'ai assumé des hautes fonctions dans l'appareil d'état. S'il ya des compatriotes qui m'associent au malaise généralisé que connaît le Congo aujourd'hui et que je dénonce, la campagne présidentielle qui s'annonce est l'occasion pour le peuple congolais de savoir qui fait quoi dans un gouvernement et où s'arrête la responsabilité d'un ministre dans une équipe gouvernementale. J'attends être en face des congolais et répondre à leurs questions sur mon éventuel responsabilité dans ce malaise.
 Cher ami, le modèle de développement que je pense pour le Congo n'occulte en rien son environnement tant régional qu'international. Relisez encore les propositions 99 et 100, vous comprendrez bien que je mets l'accent sur le renforcement  de l'intégration sous-régionale et régionale ainsi sur les relations internationales. Mais je n'oublie pas que le Congo n'aura sa place dans ce concert des nations que s'il se construit et devient une nation forte.
 Merci pour votre question qui en valait plusieurs et j'espère en avoir donné satisfaction.
 
A bientôt.
 
 
 

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  • DZON MATHIAS
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN

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