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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 17:28
 
Images de la convention au JT de France Ô


Distingués Invités,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis

C’est avec beaucoup d’émotion, une très forte émotion, que je prends la parole devant ce noble rassemblement des forces du changement  et de la rupture, des patriotes et démocrates, tous unis pour un  seul idéal, celui de créer les conditions objectives et subjectives pour mettre  fin, de façon démocratique, à un  régime monarchique, anti-démocratique, anti-social, inhumain et impopulaire qui a plongé plus de 70% des congolais dans une pauvreté extrême et fait reculer le Congo de 20 ans au moins, le tout dans une conjoncture pourtant marquée par une croissance économique forte (9,4%) et une situation financière florissante (10.000 milliards de francs cfa au titre du budget de l’Etat et des excédents budgétaires depuis 2003), avant que n’éclate, hélas, la crise financière mondiale actuelle, dont du reste, le gouvernement ne fait rien pour limiter et endiguer les conséquences désastreuses  sur la vie des congolais.

Mesdames, Messieurs,

Au moment où je prends la parole, ma première pensée va naturellement à l’Alliance pour la République et la Démocratie (A.R.D.), à ses responsables, à ses militants et à ses sympathisants, eux qui m’ont fait l’insigne honneur et l’amitié de me choisir comme leur candidat à l’élection présidentielle de 2009. Je leur renouvelle ma profonde reconnaissance et les assure que je ne les décevrai pas et que contrairement à la propagande officielle et à la campagne de désinformation  orchestrée dans tout le pays, je suis et je serai leur candidat à l’élection présidentielle de 2009, quoi qu’il advienne.

Ma gratitude va aussi, à vous tous, responsables et militants des partis amis, délégués des départements et de la Diaspora, membres des associations affiliées à l’A.R.D., membres des  comités de soutien à ma candidature, membres de la société civile, vous qui, disais-je, avez accepté l’invitation qui vous était faite de participer à la présente cérémonie. A chacun et à tous, je dis, grand merci


Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,


Quarante huit ans après l’accession de notre pays à l’indépendance, la situation du Congo est catastrophique et se caractérise entre autres par :
-    L’aggravation du sous-développement ;
-    L’absence d’une politique cohérente dans tous les secteurs de la vie nationale ;
-    La gestion néo-patrimoniale et partisane des affaires de l’Etat ;
-    La mal-gouvernance ;
-    le développement de l’arbitraire et de l’intimidation ;
-    La caporalisation des médias d’Etat et le retour de la propagande politique ;
-    Le culte de la personnalité ;
-    La pensée unique et la manipulation des consciences comme au temps du monopartisme ;
-    L’indifférence hautaine aux problèmes des populations en général, des jeunes et des groupes vulnérables en particulier ;
-    L’appauvrissement continu des populations, lié à la chute sévère des pouvoirs d’achat avec des salaires de misère, du reste bloqués depuis des années et à l’inflation galopante et corrosive ;
-    La montée vertigineuse du chômage, particulièrement du chômage des jeunes ;
-    La corruption généralisée ;
-    L’aliénation à outrance du patrimoine de l’Etat au profit de parents, amis, maîtresses, compagnons, clients, etc ;
-    L’impunité érigée en système ;
-    Une crise morale sans précédent ;
-    Le règne de l’argent facile ;
-    Le vagabondage des acteurs politiques ;
-    Le silence des intellectuels et la mort de la pensée ;
-    La non prise en compte des apports de la modernité : révolution scientifique et technologique, promotion des valeurs de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la gestion participative, défense et illustration des droits humains, etc.

Aujourd’hui, le Congo est à son niveau le plus bas. Tous les indicateurs sont au rouge. En dehors de la littérature où nos écrivains se distinguent par l’obtention de prix internationaux prestigieux, il n’ya plus de domaines où notre pays, se rend positivement visible comme par le passé.

Notre sport est mort ; notre musique a versé dans le bruit et dans l’obscène. Notre pays a perdu tous ses ressorts et ne présente plus aucune capacité qui lui permette de suivre le rythme de l’évolution du monde. Il a besoin d’une autre politique et d’un changement en profondeur touchant les hommes, les mentalités, les pratiques politiques et sociales.


J’entends agir en me fondant sur la conviction que notre pays par une autre politique retrouvera son chemin, ses marques.

En me portant candidat à l’élection présidentielle de 2009, mon objectif principal est de reformer profondément  la société congolaise, de la rendre plus juste, d’y rendre les hommes toujours plus égaux dans l’exercice de leur liberté. Dans ce sens, l’un des défis majeurs de la noble aventure à laquelle je convie l’ensemble de notre peuple, est assurément la construction d’un Congo plus juste, plus égalitaire, plus libre, plus social et plus solidaire, en d’autres termes, plus soucieux du sort de chacun et de tous.

Je me propose de réinventer le Congo. Réinventer le Congo, c’est promouvoir une pensée qui remettrait l’humain au cœur de la vie, au cœur de tout, une pensée qui assignerait désormais comme but à la politique, le bien-être politique, économique, social et culturel de chaque congolais et de tous les congolais et non plus, le moyen pour les acteurs politiques de s’enrichir à des fins personnelles, une pensée qui œuvrerait à la moralisation de la vie publique et de la vie politique, à travers la restauration et la promotion des valeurs : celles de l’amour de la patrie, du sens de l’intérêt général, de l’intégrité et de la probité morale, du goût de l’effort et de l’amour du travail, du civisme, de la tolérance, du respect de l’autre et de la chose publique,  du mérite personnel et de l’excellence.

Réinventer le Congo, c’est faire retrouver sens et vigueur aux mots « démocratie », « liberté », « droits humains», « bonne gouvernance », « solidarité », « égalité », « fraternité », « unité nationale », « ouverture au monde », « modernité ».

Dans cette direction, la Conférence Nationale Souveraine avait tracé la voie à suivre, celle de la démocratie vraie, de la liberté réelle, de la justice effective, de la prospérité et du mieux-être pour tous. C’est ce Congo de la liberté, de la justice, de l’égalité de traitement,  du respect  de l’autre, de la diversité et de l’unité nationale, d’où seront bannis l’arbitraire, le népotisme, la préférence ethno-régionale, l’instrumentalisation et la confiscation de l’Etat au profit de clans qui n’agissent que pour eux, c’est ce Congo,  dis-je, que j’appelle de tous mes vœux.

Je veux donner la priorité au Congo sur nos intérêts égoïstes, nos appartenances ethnique, départementale, politique, idéologique, confessionnelle. Ces défis de notre histoire s’imposent à nous aujourd’hui et nous devons les relever.
Les cent stratégies proposées dans le pacte présidentiel, actuellement largement diffusées, illustrent mon ferme engagement de relever ensemble ces défis, de construire ensemble le changement véritable et de bâtir ensemble un Congo nouveau.

La politique doit cesser d’endeuiller les congolais en mettant l’homme et l’intérêt général au centre de l’action et en promouvant une gouvernance véritablement démocratique, rationnelle, transparente, participative et sociale.

La politique doit libérer les énergies, les initiatives porteuses nécessaires à la construction d’une économie diversifiée, créatrice d’emplois et de richesses.

La politique doit libérer nos départements et districts par la construction des infrastructures de communication et de désenclavement et par la promotion des économies locales.

La politique doit garantir à tous, une bonne santé par la réhabilitation et/ou la construction des dispensaires et des hôpitaux et l’organisation d’un système de santé moderne et performant.

La politique doit permettre à chaque congolais là il se trouve, de vivre une vie agréable parce qu’il peut jouir des conditions optimales offertes tant en ville qu’à l’intérieur. L’eau, l’électricité, la nourriture, les soins de santé de qualité ne doivent plus relever du rêve, mais devenir une réalité que l’effort et l’action de l’Etat offriront à tous.

La politique doit permettre à chaque congolais de s’instruire, de se former tout au long de la vie, d’apprendre un métier et d’exercer les techniques et les compétences acquises. Nous sommes entrés dans la société de la connaissance où l’école doit jouer un rôle prépondérant.

La politique scolaire devra en conséquence être revue en profondeur pour donner naissance à l’école de l’excellence, différente de l’école actuelle, marquée par l’insuffisance dramatique des infrastructures, le déficit en enseignants, la pléthore des effectifs des élèves, la baisse généralisée  du niveau des apprenants.

La politique universitaire devra, elle aussi, être diversifiée horizontalement et verticalement, parce que l’université actuelle, complètement délabrée, sera rénovée, modernisée et restructurée pour faire partie d’un ensemble de quatre universités devant constituer le creuset de la formation de l’élite de demain.

La place de l’enseignement supérieur  est d’autant plus importante dans une société de la connaissance que le rôle des chercheurs, quelle que soit leur discipline, y est primordial. 

La politique doit aussi permettre à tout congolais qui a travaillé et participé ainsi à la création des richesses nationales, de vivre correctement son temps de retraite, temps qui ne doit plus constituer un enfer pour lui, mais une gestion normale de la dernière tranche de sa vie sur cette terre des vivants.

Le retraitement des pensions et des conditions de vie des retraités est un impératif  à la fois social et de solidarité nationale. Sous ma conduite, l’Etat y veillera particulièrement parce que la nation a un devoir de reconnaissance envers ses filles et fils qui ont œuvré à sa construction.

La politique doit permettre à tout congolais de créer. Le climat d’ensemble doit être permissif. La réforme de l’Etat, un des objectifs majeurs de notre politique, visera à mettre en place des lois et règlements qui autorisent l’exercice normal des métiers, la création des affaires et des œuvres. Les entraves de tout genre (administratives, fiscales, passe-droits) devront disparaître et la corruption sera sévèrement réprimée.

La politique doit permettre l’éclosion des valeurs morales essentielles. Notre pays a perdu ses repères moraux. La dépravation des mœurs a atteint un niveau insoupçonné. Tout sera mis en œuvre pour corriger l’inversion actuelle des valeurs et promouvoir le redressement moral de l’ensemble de la société pour faire de chaque congolais un citoyen responsable.

Pour tout dire, la politique doit permettre à tout congolais d’exercer et de jouir pleinement de sa citoyenneté.

Bien sûr, la politique dont il est ici question n’est pas celle conduite par le pouvoir actuel, celle que nous vivons aujourd’hui, avec son cortège de maux et de malheurs. La nouvelle politique est celle résumée dans le pacte présidentiel en cent (100) propositions. La condition préjudicielle de sa mise œuvre est, notre victoire à l’issue du scrutin présidentiel de juillet 2009.

Cette victoire n’est possible que dans une élection régulière qui ne laisse aucune place à la tricherie. Or, le pouvoir actuel s’est constitué, au moyen de la manipulation du corps électoral, un stock de sécurité de 500.000 voix, stock à partir duquel, ses partisans prétendent que leur candidat sera élu dès le premier tour.
L’Alliance pour la République et la Démocratie (A.R.D.), l’Alliance pour une Nouvelle République (A.N.R.), les autres partis de l’opposition, le peuple, les patriotes et les démocrates qui se battent avec détermination pour que triomphent enfin dans notre pays les idéaux de paix, de démocratie et de liberté, ont raison d’appeler et de proposer une organisation transparente et consensuelle du scrutin présidentiel reposant sur :
-    Des listes électorales fiables issues d’un recensement administratif conduit de façon paritaire par les représentants de tous les acteurs politiques (opposition et majorité) ;
-    Des cartes électorales attribuées aux congolais en âge de voter et non pas à des électeurs fictifs, à des morts, à des enfants, à des réfugiés et migrants ;
-    Une commission électorale indépendante, chargée de préparer et d’organiser les élections et d’en proclamer les résultats ;
-    Une loi électorale conforme à la Constitution ;
-    L’égal accès de tous les candidats aux médias d’Etat.

Pour fiabiliser davantage le processus et le rendre rassurant, je propose qu’il soit adopté le principe du bulletin unique, évitant les bourrages des urnes et facilitant la proclamation des résultats sur site, bureau par bureau.

La concertation de la classe politique dans son ensemble est la seule clé de réussite du scrutin de juillet 2009. Chacun  de nous doit entendre la voix de la raison et faire preuve de sagesse et responsabilité.

Nous ne devons pas faire comme si à travers le monde, des exemples manquaient. Je voudrais simplement vous rappeler le dernier en le saluant. Il s’agit de  l’élection présidentielle qui vient de se dérouler au Ghana. Une véritable leçon à la fois de démocratie et d’humilité des parties en présence, mais aussi une leçon de maturité politique du peuple et des acteurs politiques ghanéens. Non seulement, le président de la République a demandé à son camp d’accepter le résultat de l’élection, mais la classe politique dans son ensemble a admis l’autorité d’une commission électorale indépendante qui a organisé le scrutin et proclamé les résultats.

Belle leçon que chacun d’entre nous devrait entendre. Pour ma part et en ma qualité de candidat, je n’accepterai jamais, jamais, jamais le stock de sécurité de 500.000 voix que le pouvoir s’est constitué dans son  fichier électoral. La population congolaise est aujourd’hui estimée à environ 3.695.579 habitants. Le corps électoral acceptable devrait se situer autour de un million 800 mille électeurs environ et non 2.277.144 électeurs comme prétend le pouvoir.

Je récuse par ailleurs très fortement, la commission actuelle d’organisation des élections (Conel), toute entière acquise à la cause d’un candidat. J’adjure, le président de la République à mettre en place les conditions d’une organisation consensuelle et apaisée de l’élection présidentielle de 2009.

Le peuple congolais aspire ardemment à une alternance démocratique  et à la paix sous toutes ses formes. Ne lui imposons pas un supplice supplémentaire. L’expérience des guerres à répétition qui ont endeuillé notre peuple, a montré que la guerre est une très mauvaise chose, car, elle est une source de destructions massives, de drames humains et de graves traumatismes. Epargnons à notre peuple de nouveaux sacrifices inutiles.

C’est pourquoi, je dénonce et condamne du haut de cette tribune, les achats massifs d’armes de guerre et la formation des miliciens commandos à Kintélé et à Tsabitso, parce que de tels agissements ne servent pas la cause de notre peuple. On ne peut pas vouloir de la paix et de son contraire, la guerre. 

Alors, mes chers amis, mobilisons-nous pour faire revenir le pouvoir à la raison.  Soyons confiants, croyons en nous et engageons-nous résolument sur la voie de la victoire et du changement, car, il faut du courage et de la confiance pour assumer notre projet alternatif. Le courage et la confiance en notre victoire, je les ais.



Je vous le dis
Nous gagnerons.
Vive la République
Vive le Congo


Brazzaville, le 25 janvier 2009



    Mathias DZON

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Published by DZON MATHIAS
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RDC 07/04/2009 14:50

J'AI TOUJOURS SU QUE MR DZON A LA CARRURE POUR DIRIGER NOTRE PAYS. CE QUE VOUS ENTREPRENEZ PAR LE DEBAT SUR CE PREMIER SUJET EST INEDIT, AUCUN CANDIDAT DANS NOTRE HISTOIRE N'A JAMAIS INVITE TOUS LES CONGOLAIS A PARTICIPE A L'EBORATION D'UN PLAN D'ACTION POUR RELEVER L'ETAT DE LA NATION.SINCEREMENT CONTRAIREMENT A CE QUE LE POUVOIR ACTUEL NOUS PROPOSE COMME DEBAT AUTOUR DE LA PAIX A COUP DE MILLIONS D'EUROS, MONSIEUR DZON, VOTRE ACTION MONTRE A QUEL POINT LA SINCERITE DE VOTRE CANDIDATURE.MES FRES CONGOLAIS. RASSEMBLONS NOUS AUTOUR DE MATHIAS DZON POUR DISCUTER DE NOTRE AVEC=NIR, DE L'AVENIR DE NOS ENFANTS.RDC

diaspora france 31/03/2009 04:48

COMMUNIQUE DE PRESSEForum de Reims pour un nouveau partenariat entre l’Europe et l’Afrique Francophone samedi 4 avril 2009 Centre des Congrès de ReimsUn train spécial assure le trajet Paris/Reims/ParisDépart de Paris Gare de l’est à 8 heures - Départ de Reims Gare à 22 heuresPARTICIPATION LIBRE (TRAIN, DEJEUNER ET DINER AU CHAMPAGNE INCLUS)INSCRIPTION OBLIGATOIREProgramme et informations pratiques sur www.irimep.orgL’IRIMEP organise, en partenariat avec plusieurs acteurs de la société civile africaine, le 4 avril 2009 à Reims, un Forum pour un nouveau partenariat entre l'Europe et l'Afrique. De nombreuses personnalités et organisations d’Europe et d’Afrique y sont attendues.Alors que le monde se dirige vers la récession, nombreux sont les dirigeants qui plaident désormais pour une moralisation de l’ordre économiqueinternational. L’heure est venue de dépasser les anciensystèmes qui détruisent notamment l’Afrique centrale et de comprendre qu’au-delà des blessures de l’Histoire, l’Europe et l’Afrique sont liés par un destin et des intérêts communs.L’heure est venue pour les Africains de transformer leur continent, de libérer leur peuple du fléau de l’avidité, de la violence et du désordre en le conduisant sur le chemin indiqué par les principes indispensables à toute démocratie civile moderne : le respect et la promotion des droits de l’homme,un gouvernement transparent, une magistrature indépendante, des moyens de communication sociale libres, une administration publique honnête, un réseau d’écoles et d’hôpitaux fonctionnant de façonadéquate, et la ferme détermination d’éradiquer une fois pour toutes la corruption.Contact presse - Bruno Ben-Moubamba : +33 (0) 6 46 22 35 18 /forumreims@yahoo.frAdresse postale : IRIMEP – Part’Africa – B.P. 1421 – 51065 REIMS CEDEXTéléphone : 33 (0) 6.15.53.36.58- Télécopie : 33 (0) 9.72.96.53.81Courriel : part.africa @ irimep.org – site Internet : www.irimep.orgL’IRIMEP est une association d’intérêt général déclarée à la sous-préfecture de Reims - N° 10 566

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  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN
  • Mathias Dzon, économiste de formation, Président de l'ARD et premier secrétaire de l'UPRN

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